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La santé de votre peau

Tout savoir sur ma peau

1. Généralités

a. Introduction

La peau est une enveloppe protectrice et sensorielle en constant renouvellement qui possède une structure complexe et une épatante organisation. Haut lieu d’échanges et d’interactions, elle est le lien ultime entre l’environnement extérieur et notre organisme.

Elle est le reflet de nos émotions et le point de départ de nos sensations… Rien d’étonnant lorsqu’on sait que sous une surface pas plus grande qu’1 cm², on trouve jusqu’à 2.500 cellules spécialisées dans la transmission de signaux sensoriels et 12 mètres de fibres nerveuses qui conduisent ses stimulations tout le long de notre corps.

La surface totale de la peau de notre corps représente 1 à 2 m² pour une épaisseur moyenne de 3 mm. Parmi ses très nombreux constituants il faut compter en annexe 5 millions de follicules pileux et 3 millions de glandes sudoripares responsables de la sudation !

 b. Grandes fonctions

Les fonctions de la peau sont multiples, complexes et sont spécifiques à chacun de ses constituants.

Rôle de protection

Par sa structure, la peau : 

  • lutte contre la perte en eau, les rayonnements UV, la pénétration de substances pathogènes…
  • réagit face aux variations de température (thermorégulation)
  • combat la prolifération bactérienne grâce à son pH légèrement acide en surface


Rôle de synthèse

La peau synthétise des protéines de structure assurant son maintien, de la vitamine D et libère des pigments responsables de sa couleur.

Rôle sensoriel

Les terminaisons nerveuses cutanées permettent de ressentir chaleur, froid, tact et douleur. Ces perceptions permettent à la peau de déclencher des réactions de défense et de s’adapter à son environnement.

 c. Structure

La peau est constituée de 3 couches successives appelées : épiderme (visible en surface), derme et hypoderme.

     i. épiderme

Epiderme

1. Organisation

En surface, un bouclier protecteur 

L’épiderme est la partie superficielle de la peau. Sa surface, appelée stratum corneum (ou couche cornée), est en contact direct avec notre environnement.

Cette couche cornée est constituée par une superposition de cellules, les cornéocytes, qui ont pour principale fonction de protéger les couches sous-jacentes contre les entrées et sorties d’eau, la pénétration de substances chimiques et d'agents pathogènes.

Ces cellules sont remplies de kératine, insoluble dans l’eau, ce qui rend l’épiderme hydrophobe, « imperméable à l’eau ».

L’épiderme est également recouvert d’un film hydrolipidique (constitué d’urée et de sébum) légèrement acide qui protège la peau d’une prolifération bactérienne et maintient l’équilibre de la flore cutanée.

Cette organisation (kératine + film hydrolipidique entre autre) assure la fonction barrière de la peau.

Elle permet de limiter la perte en eau du derme par diffusion vers le milieu environnant. De l’eau s’évapore en continue, c’est la « perte insensible en eau » (PIE).  Elle est plus ou moins importante en fonction de l’état de la peau. 

Les cornéocytes, directement en contact avec notre environnement, sont soudés entre eux par des jonctions appelées cornéodesmosomes.

Au cours du renouvellement cellulaire, ces ponts de protéines seront affaiblis au cours du renouvellement cellulaire par des enzymes, provoquant irrémédiablement la séparation de ces cellules avec ces intimes voisines puis leur détachement de l’épiderme.

A l’état normal, les cornéocytes se détachent progressivement et de manière invisible. En cas de sécheresse cutanée ou de psoriasis, les cornéocytes restent attachés les uns aux autres jusqu’à la surface de la peau et se détachent par « paquets » sous forme de squames visibles.

 

Au centre de l’épiderme, des cellules liées pour faire front !

Au centre de l’épiderme on trouve des cellules, les kératinocytes entourées par un ciment lipidique qu’ils sécrètent. Celui-ci est composé de céramides, acides gras libres, triglycérides et cholestérol. Cette substance permet aux cellules une très bonne adhérence et empêche l’eau de s’infiltrer entre elles pour se diffuser vers la surface.

 

A la base de l’épiderme, un renouvellement permanent

A la base de l’épiderme, plus précisément appelée la jonction dermo-épidermique, se trouvent des cellules souches qui ont la capacité de se diviser en 2 cellules filles puis de se différencier en progressant vers la surface.

Au cours de leur voyage vers les couches superficielles, ces cellules, appelées kératinocytes, se chargent peu à peu de kératine pour devenir des cornéocytes formant le stratum corneum. La différenciation se termine par une desquamation pour laisser place à de nouvelles cellules.

Ce processus remarquable est à la base du renouvellement constant de l’épiderme dont les cycles s’étendent sur 4 semaines environ.

Si la peau est soumise à des frictions ou des traumatismes répétés, la desquamation est déséquilibrée. L’épaisseur de la peau augmente et des callosités ou de la corne peuvent apparaître par endroit, comme sur les talons des pieds.

Zoom sur le kératinocyte

Les kératinocytes représentent 90% des cellules épidermiques et  sont issus de la couche profonde de l’épiderme. Au fur et à mesure de leur vie, ces cellules se détachent (poussées par des kératinocytes plus jeunes) et migrent vers l’extérieur de la peau en s’aplatissant. Une fois à la surface, les kératinocytes perdent leur noyau, deviennent des cornéocytes et se détachent naturellement. Ce phénomène permet à l’épiderme d’être constamment renouvelé. 

Quand ça ne fonctionne plus…

  • Desquamation excessive, renouvellement accéléré >> psoriasis

Actif pur conseillé : A32 D-Panthénol

  • Epaississement de la couche cornée : peau rugueuse, callosités.

  Actif pur conseillé : A32 D-Panthénol

  • Fonction barrière altérée >> peau sèche / peau fragilisée >> atopie, eczéma

Actif pur conseillé : A30 Vitamine PP

  • Renouvellement ralenti >> peau terne / peau plus fine

Actifs purs conseillés : A10 Mimosa tenuiflora, A60 Acide Citrique - AHA

Zoom sur la membrane cellulaire

La membrane cellulaire ou membrane plasmique est l’enveloppe qui entoure et protège toute les cellules humaines.

Elle est le siège de nombreux échanges entre l'intérieur de la cellule et son milieu extérieur.

Elle est constituée d’une bicouche lipidique, de glycoprotéines et de glucides.

Parmi ces lipides, le cholestérol est l’un des plus importants (15 à 20%). Il est essentiel à l’équilibre et à la fluidité de la membrane. 

Les grandes fonctions de la membrane sont généralement assurées par des protéines : les échanges avec le milieu extérieur, le transport de molécules à travers la membrane, l’adhérence entre 2 cellules, les points d'ancrage avec la matrice extracellulaire…

Les glucides quant à eux, renforcent la membrane sur sa face extérieure et participent à l’orientation des cellules.

2. Fonction

L’épiderme, à l’origine de la diversité de couleur !

MélanocyteA la limite du derme et de l’épiderme, se trouvent les mélanocytes. Ce sont des cellules spécialisées dans la production de mélanines, pigments qui jouent un rôle primordial dans le processus de coloration de la peau.

Ces cellules possèdent des digitations, sorte de prolongations en forme de doigts qui s’immiscent entre les cellules pour y apporter la mélanine.

La mélanine est concentrée au sein des mélanocytes dans des « capsules », appelées mélanosomes.

Ces capsules vont migrer le long des digitations jusqu’aux kératinocytes pour y verser la mélanine.

La production de mélanine s'effectue en continu mais est fortement activée sous l'effet des rayons UVB ce qui se traduit en surface par un bronzage plus ou moins intense. 

Grâce à leur pouvoir d’absorption des UV, ces pigments protègent la peau agressée par les radiations solaires. Le bronzage est donc un mécanisme naturel de photo-protection.

Il existe 2 types de pigments mélaniques : l’eumélanine qui est marron foncé-noire et la phaeomélanine qui est jaune-orangée. Chaque individu possède un ratio précis entre ces deux mélanine à l’origine de sa couleur de peau.

L’exposition solaire entraîne une stimulation de la production de mélanines par les mélanocytes. Ce phénomène est appelé mélanogénèse et est à l’origine du bronzage. Les eumélanines sont capables d’absorber les rayonnements UV et permettent à la peau de se protéger naturellement du soleil. Les mélanocytes ont donc un rôle photoprotecteur via la synthèse d'eumélanines. Malheureusement, les phaeomélanines, produites majoritairement chez les sujets roux, elles, ne sont pas photo-protectrices mais plutôt photo-agressives par production des radicaux libres lors de l’exposition UV. Cela explique la susceptibilité des sujets roux à développer des cancers cutanés photo-induits.


Zoom sur un mélanocyte 

Les mélanocytes sont des cellules situées dans l’épiderme. Ils produisent un pigment appelé mélanine. 

Le nombre de mélanocytes est stable et représente 2 à 4 % des cellules épidermiques selon les personnes. Les variations de pigmentation - et donc de couleur de peau - d’un individu à un autre ne dépendent pas du nombre total de mélanocytes qui tend à rester constant. En revanche, elles dépendent de l’activité des mélanocytes et de la répartition des mélanosomes (organites de stockage de la mélanine) au sein des cellules épidermiques.

Quand ça ne fonctionne plus…

  • Pas assez de mélanine >> peau claire / difficultés à bronzer

Actif pur conseillé : A83 Tyrosine

  • Trop de mélanine >> taches, hyper-pigmentation / teint non homogène

Actifs purs conseillés : A71 Glabridine, A72 Arbutine

Une surprenante sensorialité !

Récepteur sensoriel

L’épiderme possède des récepteurs sensoriels : cellules de Merkel, corpuscule de Meissner, Ruffini et Pacini.

Sous l’influence d’une stimulation, ces cellules transmettent des messages aux terminaisons nerveuses. Il s’en suit l’apparition d’une perception : texture, pression, froid, chaud, douleur…

 

Une immunité à toute épreuve !

Lorsqu’un agent pathogène arrive à pénétrer la couche cornée, il sera repéré par des cellules « de défense », les cellules de Langerhans. Celles-ci maîtrisent l’élément intrus et se chargent de procéder à sa destruction par une réaction immunitaire.

Cellule de Langherans

Zoom sur la cellule de Langherans

Les cellules de Langerhans sont des cellules mobiles qui représentent 3 à 6 % des cellules de l’épiderme. Elles sont issues de la moelle osseuse et appartiennent au système immunitaire.  Véritables « sentinelles », les cellules de Langerhans permettent à la peau de se défendre vis-à-vis des agressions extérieures physiques (UV), chimiques (allergènes) ou encore microbiologiques (bactéries, virus). Ces cellules captent les intrus éventuels déposés sur la peau, les présentent aux lymphocytes T (cellules immunitaires) et déclenchent leur élimination. Indirectement, elles sont responsables des réactions inflammatoires, de l’hypersensibilité cutanée et des allergies.


Quand ça ne fonctionne plus…

  • Récepteurs trop sensibles hyper-réactivité / hypersensibilité


Actifs purs conseillés :
A43 Enoxolone 280, A46 Enoxolone 930 


Une production essentielle de vitamine D

La peau est experte dans la synthèse de la vitamine D3 sous l’effet des rayonnements du soleil sur le cholestérol.
Une fois produite, cette vitamine passe directement dans les vaisseaux sanguins de la peau pour être transportée vers le foie et les reins. Elle y sera transformée en forme active.
En quantité suffisante dans le sang, la vitamine D3 permet une meilleure absorption intestinale de calcium et de phosphore essentielle notamment à la croissance et à la résistance des os.

Il existe une seconde source de vitamine D qui est l'alimentation (poissons gras, oeufs, beurre, huile de foie de morue)

On considère qu'avec un minimum d'exposition au soleil (15 à 30 minutes pas jour), 50 à 90 % de la vitamine D est produite par la peau.

     ii. dermeDerme

Le derme est un extraordinaire maillage en suspension dans un gel de glycoprotéines où s’entremêlent des fibres de collagène et d’élastine apportant  résistance et élasticité à la peau.

Ces molécules architectes du derme sont synthétisées par des cellules expertes, les fibroblastes, véritables « usines de production » de fibres et de molécules essentielles.

Avec l’âge, les fibroblastes sont moins nombreux et voient leur activité diminuer. Les fibres structurant le derme deviennent plus faibles et cassantes, l’épiderme s’affaisse, des rides se creusent et les traits du visage se marquent.

Le derme est vascularisé. De fins et petits vaisseaux sanguins y sont présents afin d’apporter à la peau les nutriments dont elle a besoin pour assurer ces différentes activités.

Ils permettent également de réguler la température de la peau en se dilatant ou en se contractant.

Zoom sur le fibroblasteFibroblaste

Les fibroblastes sont les principales cellules du derme et sont essentiels à la fermeté et à la densité de la peau. Ils sont en effet capables de produire toutes les molécules de soutien de la peau comme le collagène et les fibres élastiques. Ces molécules sont indispensables à la résistance et l’élasticité de la peau. Les fibroblastes synthétisent également la substance fondamentale de la matrice dermique, véritable gel structurant la peau.

Cette substance est constituée d’acide hyaluronique, de glycoprotéines de structure et de protéoglycanes. Ce gel comble l’espace entre les fibres et les cellules dermiques et permet à la peau d’être rebondie, souple et hydratée. Les fibroblastes sont capables de se diviser rapidement. Ils sont impliqués dans de très nombreux mécanismes et participent activement au processus de réparation tissulaire (cicatrisation).

Quand ça ne fonctionne plus…

  •  Moins de fibroblastes, plus d’enzymes de dégradation, teneur en eau de la peau diminue

 >> rides, pertes de fermeté

Actif pur conseillé : A06 Acide Hyaluronique LW

Zoom sur la mitochondrie

La mitochondrie est un petit organite présent dans le cytoplasme de la plupart des cellules du corps humain. Appelée à juste titre « poumon » de la cellule, elle est essentielle au phénomène de respiration cellulaire.

En effet, la mitochondrie est capable d’utiliser l’oxygène pour transformer les molécules apportées par l’alimentation (acide gras, sucres...), en énergie cellulaire via 2 processus clés :

  • la phosphorylation oxydative
  • le cycle de Krebs

Cette énergie est distribuée sous forme d’ATP (Adénosine Tri Phosphate) et servira à fabriquer toutes les protéines indispensables à la vie des cellules cutanées.

     iii. hypodermeHypoderme

L’hypoderme forme la couche la plus épaisse de la peau rattachée au derme par des fibres d’élastine et de collagène.

Il est constitué principalement de cellules appelées adipocytes spécialisés dans la production et le stockage des graisses.

Ces corps gras sont nécessaires au bon fonctionnement de chaque cellule cutanée car en se dégradant, elles produisent de l’énergie vitale.

L’ensemble des adipocytes constitue un tissu de maintien souple et déformable qui possède des propriétés « amortissantes » face aux chocs, un véritable « matelas » pour la peau.

Ces cellules ont également un rôle isolant et participent donc à la thermorégulation de la peau.

Zoom sur un adipocyte

Les adipocytes sont des cellules de très grande taille. Véritable réserve énergétique, les adipocytes sont capables de stocker les graisses sous forme de triglycérides dans des vacuoles. En plus de ce rôle énergétique, ces cellules participent à la production de certaines hormones (œstrogène) et à la synthèse de molécules impliquées dans la réaction inflammatoire.

Il existe 2 variétés d’adipocytes :

  • Les adipocytes blancs représentant 15 à 20% du poids d’un individu et considérés comme une des plus grandes réserves d’énergie de l’organisme.

  • Les adipocytes bruns retrouvés en grande quantité chez les animaux hibernants et les nouveaux nés. Lors de l’accouchement, ils permettent notamment aux bébés de s’adapter au changement brutal de température (enveloppe maternelle à 37°C, milieu extérieur à 20°C).


Même si leur nombre tend à rester constant après l’adolescence, les adipocytes peuvent néanmoins se multiplier tout au long de la vie à partir d’une cellule précurseur appelée pré-adipocyte. La taille d’un adipocyte  est très variable. En effet, plus l’adipocyte stocke de lipides (apportés par l’alimentation) plus sa taille augmente, jusqu’à atteindre des dizaines de fois sa capacité initiale. Ce phénomène est à l’origine de la prise de poids. En revanche, lors d’un régime, les adipocytes libèrent les acides gras et des sucres dans l’organisme, sources d’énergie.

Quand ça ne fonctionne plus…

Ou plutôt quand les acides gras apportés dans l'alimentation sont trop nombreux, ils sont stockés dans les adipocytes dont le volume augmente... Cela finit par donner à la peau un aspect capitonné, en peau d'orange. Stress, variations hormonales, mauvaise circulation accentuent ce phénomène.

Actif pur conseillé : A90 Caféine

2. La peau et ses diversités

 a. Des couleurs à l'infini

     i. peau noire

LES PEAUX NOIRES : UN COMPORTEMENT DIFFERENT DANS UN CLIMAT TEMPERE

Une meilleure protection contre le soleil

Il n’existe pas de différence fondamentale entre la peau blanche et la peau noire excepté au niveau des mélanocytes, cellules à l'origine de la couleur de la peau. Leur nombre est le même mais leur fonctionnement est différent. Ils sont plus actifs et fabriquent des grains de mélanine plus gros et plus foncés (il s’agit surtout d’eumélanine) qui se répartissent ensuite dans les kératinocytes sur toute la hauteur de l’épiderme. D’où une protection efficace contre le soleil. Les peaux noires sont peu sujettes aux coups de soleil et aux cancers induits par les UV.

Des problèmes pigmentaires

La coloration de la peau n’est pas uniforme, certaines zones étant plus foncées comme le contour de la bouche ou des yeux, le front ou le cou.

Les troubles cutanés comme les lésions d’acné, les petites cicatrices, les irritations ou inflammations  peuvent entraîner des taches hyperpigmentées. En raison de l’utilisation de crèmes grasses pour traiter les cheveux, l’acné peut être plus importante en lisière du cuir chevelu.

La peau est souvent irritable - ce qui peut être lié à des conditions climatiques défavorables - d’où des inflammations superficielles qui donneront des hyperpigmentations. Dans certains cas, l’irritation est due à l’utilisation sur de longes périodes de produits éclaircissants agressifs comme des corticoïdes qui fragilisent la peau et la rendent plus sensible. L’hydroquinone peut aussi donner des dépigmentations « en confettis » (multiples petites taches blanches).

Le vieillissement des peaux noires se traduit surtout par des irrégularités pigmentaires.

Actifs purs conseillés : A10 Mimosa tenuiflora, A43 Enoxolone 280, A46 Enoxolone 930

Une peau facilement déshydratée

La couche cornée n’est pas plus épaisse mais plus dense. La fonction barrière est moins efficace que dans une peau blanche et la peau noire se déshydrate facilement avec une perte transépidermique en eau élevée. Elle desquame et prend un aspect grisâtre surtout en hiver. En effet, elle supporte mal le froid et sous un climat tempéré, comme elle  transpire peu, son système naturel d’hydratation se dérègle. La peau du corps est souvent très sèche voire rugueuse avec un aspect « peau de crocodile » notamment sur les jambes. L’épiderme doit donc être hydraté en permanence et nourri sur les zones sèches.

Le dessèchement cutané du visage traité avec des produits non adaptés peut entraîner une hyperséborrhée et une brillance de la peau. D’où la demande en produits hydratants non comédogènes. 

Les cheveux et le cuir chevelu sont également souvent très secs ce qui conduit à l’utilisation de soins capillaires graissant pouvant favoriser l’apparition ou aggraver une acné en lisière du cuir chevelu.

Les toilettes trop fréquentes avec des produits d’hygiène agressifs (savon de Marseille, gel douche) ainsi que les gommages mécaniques itératifs doivent être évités car ils altèrent encore le film hydrolipidique et accentuent la sécheresse cutanée et l’irritation d’une peau déjà bien malmenée par l’hygrométrie réduite, le froid, le frottement des vêtements, le calcaire de l’eau dans nos régions tempérées.  

Actifs purs conseillés : A30 Vitamine PP, A31 Aloe vera, A60 Acide Citrique - AHA

Soins Biomimétiques conseillés : B21 Emulsion légère hydratante, B52 Lait onctueux nourrissant corps

Peu de rides

Bien adaptée au soleil, la peau noire vieillit peu avant 50 ans. Le derme, épais et compact, avec des fibres élastiques de structure un peu différente de celles de la peau blanche, est très protégé contre l’élastose solaire. D’où l’apparition tardive des rides. Les signes du vieillissement peuvent donc être traités avec les mêmes produits que les peaux plus claires car les mécanismes en sont identiques. 

     ii. peau asiatique

EN QUETE D'UN TEINT PARFAIT

L’éclaircissement du teint est l’une des premières préoccupations des femmes asiatiques sujettes aux désordres pigmentaires. Mais elles ont aussi une peau sensible qui nécessite des soins adaptés.

Les rides sont plus tardives que chez les peaux caucasiennes

Les signes du vieillissement s’installent différemment et apparaissent en moyenne 10 ans plus tard. Les asiatiques ont en général une peau plus épaisse. Les rides se creusent plus au niveau de la patte d’oie, du front, du contour des yeux et de la bouche. Elles sont peu accentuées jusqu’à 40 ans mais ensuite le processus s’accélère de façon non linéaire. L’épaisseur de l’épiderme diminue surtout celui des zones exposées où le renouvellement cellulaire est moins bon. On observe aussi une perte d’élasticité. Les rides augmentent en surface et en profondeur au cours des années mais au delà de 60 ans leur nombre et leur longueur ne varie presque pas.

Des troubles pigmentaires spécifiques

Le vieillissement du visage chez les asiatiques se manifeste d’abord par l’apparition de taches pigmentaires. Les premières irrégularités s’observent vers 30 ans sur les joues et le front, zones photo-exposées qui  présentent des dépôts de mélanine. Ces hyperpigmentations s’accentuent à la cinquantaine. De plus la peau jaunit avec l’âge.

Le soleil n’est pas le seul responsable. Les hormones jouent aussi un rôle dans le contrôle de la pigmentation en déréglant la mélanogénèse (le processus de formation de mélanine) mais une origine génétique serait aussi à prendre en compte.

En revanche la peau asiatique est moins sensible aux cancers cutanés dus aux UV, ce qui suggère une bonne capacité de réparation de l’ADN des cellules cutanées après exposition.

Souvent une hypersensibilité

Les femmes asiatiques, présentent souvent une peau très sensible voire intolérante au stress environnemental comme la pollution par exemple. Elles rougissent et s’enflamment rapidement. Avec des différences selon les régions d’Asie, les climats, les habitudes alimentaires et les modes de vie.

La barrière cutanée est moins efficace. Le taux d’hydratation est plus faible, le stratum corneum contenant moins de NMF (Natural Moisturizing Factor). L’acné est courante et peut aussi laisser des taches.

Soins Biomimétiques conseillés : B03 Lait démaquillant physiologique, B04 Huile soyeuse démaquillanteB05 Tonique physiologique, B07 Mousse nettoyante détoxifiante, B20 Fluide oil-free désaltérant, B21 Emulsion légère hydratante  

 b. Natures de peau

     i. peau grasse

La peau grasse est caractérisée par une production excessive de sébum, substance grasse protectrice produite par les glandes sébacées. Les conséquences de cette hypersécrétion sont visibles : peau brillante ou luisante, pores dilatés, présence de comédons ouverts (points noirs) ou fermés (microkystes).

Le sébum remonte par le canal pilo-sébacé, puis est évacué par les pores de l’épiderme pour former un film hydrolipidique protecteur à la surface de la peau.

Cependant, il arrive que sous l’influence de différents facteurs les glandes sébacées produisent trop de sébum.

La peau grasse présente un aspect brillant et luisant plus important sur la zone T (front, nez et menton). Les pores sont dilatés, ce qui lui confère un grain de peau irrégulier. Le sébum, en quantité trop importante, peut obstruer les pores de la peau. La peau grasse est alors un terrain à risques pour les problèmes d'acné (présence de points noirs, de comédons, de boutons...)

Ceci est très courant à la puberté sous l’effet d’un bouleversement hormonal : un dérivé de testostérone se fixe sur les glandes sébacées augmentant de façon importante la production de sébum.

Cependant, le phénomène « peau grasse » n’est pas réservé qu’aux adolescents. A l’âge adulte, il peut persister. Aujourd’hui, près de 54% des femmes sont concernées occasionnellement par ce problème.

Les causes d'une peau grasse peuvent donc êtres variées :

  • facteur hormonal : adolescence, pilule mal dosée, grossesse...
  • hérédité 
  • conditions climatiques : la chaleur associée à l’humidité fluidifie le sébum qui « coule » sur la surface de l’épiderme, intensifiant le phénomène de brillance.
  • stress : il modifie l’équilibre hormonal et stimule la sécrétion de sébum.
  • tabac et pollution : les substances toxiques provoquent une augmentation du volume des glandes sébacées. Les pores sont dilatés, la production de sébum est augmentée.

     ii. peau mixte

La peau mixte est une peau qui a la particularité d’être à la fois normale ou sèche sur les joues et grasse sur la zone « T » (front, nez et menton).

L’entretien d’une peau mixte est délicat. En effet, les besoins étant différents sur la zone T et le reste du visage, il est important de choisir des produits nettoyants et hydratants appropriés : ni trop agressifs ni trop riches; et des soins hydratants pas trop nourrissants impérativement non comédogènes comme le Soin matifiant équilibrant.

     iii. peau sèche

La peau sèche est le résultat d’un manque de nutriments essentiels et de sébum (substance lipidique produite par les glandes sébacées) de la peau. Cette carence en lipides engendre des tiraillements réguliers et la peau peut devenir inconfortable et rugueuse au toucher.

La peau sèche peut concerner tous les individus à tous les âges. Généralement, les femmes sont plus concernées que les hommes car leur peau est plus fine et elles ont une tendance naturelle à sécréter moins de sébum. De même, la peau est souvent sèche chez les enfants et les sujets âgés en rapport avec une faible production de sébum à ces âges.

La défaillance du film hydro-lipidique entraîne une évaporation excessive de l’eau contenu dans l’épiderme ce qui explique qu’une peau sèche (déficit en lipides) soit le plus souvent également déshydratée (déficit en eau). 

Lorsque ce film est altéré,  l’eau et les lipides de l’épiderme se dispersent et la peau s’assèche progressivement. De nombreux facteurs peuvent être à l’origine de cette sècheresse :

  • environnement : climat sec, vent hivernal, températures très froides, pollution, chauffage excessif, eau calcaire…
  • mauvaises habitudes de vie : bains chauds fréquents, usage de savons ou détergents agressifs pour la peau, exposition au soleil…
  • facteurs hormonaux : ménopause, pilule mal dosée, grossesse
  • médicaments : prise de diurétiques et/ou d’antihistaminiques
  • hérédité


La peau sèche est une peau ayant perdu douceur, élasticité et souplesse. Elle est généralement tendue, rugueuse, inconfortable et vieillit prématurément. Des ridules, gerçures, fissures ou craquelures peuvent apparaître par endroits. La peau délipidée desquame et peut devenir sujette aux irritations ainsi qu’aux démangeaisons.

 

     iv. peau déshydratée

La peau déshydratée est une peau en manque d’eau. La déshydratation est généralement temporaire et peut toucher tous les types de peau : grasse, mixte, sèche, très sèche, sensible ou non. Il est important de ne pas confondre peau sèche et peau déshydratée. En effet, dans le premier cas, la peau est continuellement carencée en lipides et nécessite un surplus de substances riches et grasses (huile, beurre..). Dans le second, la peau manque d'eau et a besoin d'ingrédients "capteur d'eau" mais non gras.

L’eau est un élément essentiel à chaque peau. La couche supérieure de l’épiderme (stratum corneum) contient naturellement entre 12 et 16 % d’eau. Lorsque ce pourcentage est inférieur à 10%, la peau peut être qualifiée de déshydratée. Les raisons ?

  • L’eau de la peau est généralement retenue par un film hydrolipidique se trouvant à la surface de celle-ci. Ce film assure en partie la fonction barrière de la peau. Malheureusement, il arrive que ce film se détériore (détergent agressif, pollution, soleil, savon…). Les molécules d’eau ne sont alors plus retenues dans les couches supérieures de l'épiderme et la peau se déshydrate.

 

  • De façon naturelle, l’eau s’évapore régulièrement de la peau. Mais lorsqu’il fait froid et sec cette perte en eau est accentuée. Parallèlement, afin de lutter contre le froid, les vaisseaux sanguins se contractent entrainant une diminution de la microcirculation. La quantité d’eau amenée par le sang est donc réduite et la peau perd peu à peu de son hydratation initiale.

 

Une peau déshydratée manque généralement de souplesse, d’élasticité ou encore d’éclat. Elle peut être inconfortable et tirailler (comme par exemple, après une douche ou suite à une exposition solaire trop intense). Des ridules de déshydratation peuvent apparaître, surtout au niveau du contour de l’œil. Même si ces symptômes sont souvent passagers, il est indispensable de veiller à bien hydrater sa peau au quotidien pour éviter qu’ils ne deviennent permanents.

     v. peau sensible, réactive, allergique

La peau sensible et réactive

La peau sensible est une peau délicate, fine, fragile et souvent réactive. Face aux agressions extérieures elle a tendance à réagir de façon excessive entraînant rougeurs, inconfort et tiraillements.

La sensibilité cutanée concernerait près de 60% des femmes et 40% des hommes. C’est dire l’ampleur de ce phénomène ! En fonction de l’âge et de l’environnement la qualité de la peau peut changer. En effet, une peau qualifiée de « normale » peut évoluer au cours du temps et devenir sensible puis très réactive, jusqu’à devenir parfois véritablement intolérante. Tous les types de peau sont touchés par ce problème : grasse, mixte, sèche, très sèche ou encore déshydratée.

Les causes: généralement, l’hypersensibilité cutanée est le résultat d’une altération de la fonction barrière de la peau. Quand la couche superficielle de la peau (couche cornée ou stratum corneum) est endommagée, elle perd de son imperméabilité et des agents potentiellement irritants pénètrent dans l’épiderme. Une réaction inflammatoire se produit et la peau devient rapidement rouge et fragilisée.

Dans certains cas, c'est un trouble au niveau des terminaisons nerveuses de la peau qui est à l'origine de la sensibilité extrême

Dans d'autre cas, l'origine de l'hyper-sensibilité est vasculaire, la peau présente des rougeurs et des petits vaisseaux dilatés peuvent être visibles (couperose). Une peau sensible est souvent marquée par des rougeurs diffuses résultant d’un dérèglement de la microcirculation. Au fur et à mesure, ces rougeurs peuvent devenir permanentes (érythrose) avec ou sans couperose. Il s’agit alors d’une rosacée cutanée, dermatose vasculaire inflammatoire touchant la peau du visage, très souvent associée à des phénomènes d’hypersensibilité /hyperréactivité cutanée.

Les trois catégories de la sensibilité sont:

  • La peau considérée comme très sensible : concerne près de 10% des femmes et 6% des hommes et ses causes sont multifactorielles. La peau très sensible réagit à toutes les formes d’agressions extérieures (environnementales et topiques). Elle est également très affectée par les dérèglements internes : stress, fatigue, déséquilibre hormonal… C’est une peau pouvant être radicalement intolérante pendant une période de crise.
  • La peau sensible aux produits cosmétiques : concerne environ 25% des femmes. La sensibilité cutanée est déclenchée par l’application d’un produit cosmétique contenant un ingrédient mal toléré. Attention, il ne s’agit en aucun cas d’une réaction allergique.
  • La peau sensible à l’environnement : froid, chaleur, vent, pollution, soleil, eau, tabac, sont autant de facteurs aggravant la sensibilité de la peau. 15 à 20% des femmes sont concernées par ce phénomène.


Même si la sensibilité cutanée peut toucher toutes les personnes, il y a des terrains dits « à risque ». Lorsque la peau est claire, translucide, fine, à tendance sèche et très réactive au soleil, il y a de grandes chances qu’elle soit en plus très sensible. 

Peau allergique

L’allergie cutanée, également appelé hypersensibilité retardée de contact, est une réaction de défense de la peau face à une substance non tolérée et étrangère à l’organisme (allergène ou antigène). Chaque fois que la peau est en contact avec cette substance, elle réagit et des manifestations cutanées surviennent (eczéma, éruption...).

L’allergie cutanée se déroule en 2 phases distinctes :

  • Phase de sensibilisation à une substance.
    La peau est régulièrement en contact avec le futur allergène. Petit à petit, la peau se sensibilise sans qu’aucune manifestation cutanée n’apparaisse.
     
  • Déclenchement de l’allergie. 
    La peau devient intolérante à la substance sensibilisante. A chaque contact avec l’allergène une réaction inflammatoire médiée par les cellules immunitaires se déclenche entraînant l’apparition de lésions d’eczéma dit « de contact » plus ou moins étendues et sévères.


Pour en savoir plus sur la réaction de notre organisme

Lors du premier contact, l’allergène traverse la barrière cutanée et se fixe sur les cellules de Langerhans (cellules épidermiques appartenant au système immunitaire). Ces cellules transportent l’allergène jusqu’aux ganglions lymphatiques les plus proches pour activer les  Lymphocytes T qui mémorisent son identité. Une fois sensibilisée, tout contact entre l’allergène et la peau entrainera l'apparition de lésions cutanées.

Généralement, l’allergie cutanée se manifeste sous forme d’eczéma.

  • L’urticaire est une inflammation cutanée très répandue. En effet, il semblerait que près de 25% de la population serait touchée par ce phénomène au moins une fois dans sa vie. L’urticaire entraine l'apparition de plaques rouges (érythème) et de gonflements (œdème) accompagnés de démangeaisons plus ou moins intenses. Il peut-être aiguë (quelques heures) ou chronique (plusieurs mois). Dans ce dernier cas, l’allergie est rarement mise en cause.
  • L' eczéma ou la dermatite atopique est une affection cutanée non contagieuse à l’origine de près de 30% des consultations chez les dermatologues. Cette maladie de peau provoque rougeurs, irritation, plaques de petits boutons, squames et démangeaisons. 
     

 c. La peau du bébé

Si à la naissance la peau du nourrisson est recouverte d’un enduit blanchâtre protecteur, le vernix caseosa, celui-ci disparaît rapidement et laisse la place à une peau fragile dont les caractéristiques sont différentes de celle de l’adulte.

Une grande perméabilité de l’épiderme

La peau de bébé est plus sensible aux agressions physiques, chimiques et microbiennes. La couche cornée est plus fine que celle des adultes d’où une fonction barrière plus limitée et une résistance moindre à la pénétration transépidermique des substances en contact avec la peau, que ce soit les produits d’hygiène, les produits irritants, les allergènes potentiels ou les agents infectieux. 

Le rapport surface cutanée /poids est très élevé chez le bébé et doit rendre très attentif quant à l’utilisation de produits topiques qui couvrent un fort pourcentage de surface cutanée. En effet, l’absorption par la peau de certains produits peut-être importante et entraîner un surdosage par passage sanguin. C’est pour cela que certains produits contenant de l’urée ou de l’acide salicylique sont contre-indiqués chez les enfants de moins 3 ans. 

La plus grande prudence est donc conseillée : il vaut mieux éviter les détergents trop agressifs, choisir des tensioactifs doux, trouver des alternatives aux conservateurs classiques, bannir les huiles essentielles (qui peuvent contenir des agents photosensibilisants ou être responsables de convulsions) et l’alcool.

Des fonctions cutanées immatures

Les glandes sébacées secrètent du sébum avant la naissance et pendant les premières semaines (ce qui peut entraîner une acné du nourrisson) mais ensuite leur sécrétion diminue jusqu’à 7- 8 ans d’où un déficit en lipides cutanés. La peau du bébé, plus sèche, sujette à la déshydratation, est prédisposée aux irritations notamment au niveau des plis.

La fonction sudorale n’est pas acquise avant 2 ou 3 ans. 

Au final, le film hydrolipidique est fragile et doit être respecté. Dans le cas de peau atopique, la perméabilité, notamment aux allergènes, est accrue.

Les mélanocytes sont présents mais sont moins actifs chez le bébé. Les mécanismes de production de mélanine étant immatures, les enfants sont donc particulièrement sensibles à l’agression des UV avec des effets immédiats (coups de soleil, érythème) et des effets à plus long terme comme les cancers cutanés éventuels. Les coups de soleil avant 15 ans sont un facteur de risque reconnu pour l’apparition d’un mélanome.

Des produits adaptés d’une innocuité parfaite

Les études toxicologiques des produits destinés aux bébés sont très sévères, leur tolérance est particulièrement prise en compte.

Pour la toilette, le bain, il est nécessaire d’éviter les savons alcalins délipidants, de privilégier les syndets (sans savons),  les savons surgras qui laisseront un film lipidique sur la peau, les laits et eaux de toilette au pH physiologique contenant des principes hydratants, les shampooings de pH neutre pour éviter de piquer les yeux

Les crèmes et laits hydratants sont à utiliser après le bain pour rétablir le film hydrolipidique des peaux asséchées ou à tendance atopique, et redonner à la peau souplesse et douceur. Ces produits émollients, en restaurant la couche cornée, diminueront la perméabilité de la peau.

Les soins du siège et des érythèmes fessiers demandent des produits très spécifiques.

 d. La peau de l'homme

Les hommes, notamment entre 25 et 45 ans, sont une nouvelle cible pour la cosmétique. Ils en attendent des produits adaptés à leur peau, performants, aux résultats immédiats et visibles. 

De plus en plus conscients de leur apparence, les hommes ont découvert le plaisir de prendre soin d’eux. Tout en sachant que leur peau, différente de celle des femmes, a des besoin spécifiques.

Un film hydrolipidique plus riche

La peau masculine présente des différences structurales, physiologiques et fonctionnelles, comparée à celle des femmes. Elle est en effet 10 fois plus riche en testostérone (transformée en son métabolite actif, la dihydrotestostérone, par la 5 alpha réductase), d’où des glandes sébacées plus nombreuses et donc une production de sébum plus élevée. En général la peau de l’homme est considérée comme mixte ou grasse.

Ce type de peau est plus épaisse, plus hydratée. Elle est aussi légèrement plus foncée en raison d’un taux de pigments et de carotène supérieur, d’une densité vasculaire plus importante, mais aussi parce que les hommes s’exposent plus facilement au soleil sans protection.

Un vieillissement plus tardif

Due à la quantité de lipides de surface, à une meilleure hydratation, à plus de  fermeté - grâce la présence d’un taux de collagène supérieur à celui des femmes - et à une sécrétion hormonale plus durable dans le temps, la peau des hommes vieillit plus tardivement. Avec un bémol cependant dû au vieillissement extrinsèque et à des comportements moins préventifs que les femmes : exposition au soleil, tabac, alcool, habitudes alimentaires différentes. Si le vieillissement est plus long à apparaître, il sera au final souvent plus marqué : rides plus profondes, vaisseaux apparents, taches et kératoses actiniques plus visibles.

Le rasage : le problème masculin

Le rasage est une agression quotidienne dont le seul avantage est le renouvellement cellulaire. Mais il élimine le film lipidique naturel et crée des micro plaies, d’où l'apparition d’irritations, de picotements, de tiraillements, de rougeurs, amplifiés dans le cas d’utilisation de lotions alcoolisées. 

Il peut provoquer une inflammation du follicule pileux, parfois des poils incarnés notamment dans le cas de barbe drue et dense.

La réponse : des produits qui permettent de préserver le pH physiologique de la peau, de reconstituer le film hydrolipidique, de prévenir l’inflammation du follicule pileux.

Des attentes précises

Les hommes demandent des produits qui ne prennent pas trop de temps et privilégieront les multifonctionnels. Ils préféreront les tubes et les flacons pompes aux pots de crème. Ils ne seront pas tentés par les cosmétiques qui laissent une sensation de gras ou un effet de brillance mais par les textures légères, fraîches, fluides ou en gels. Au-delà des mousses à raser, onctueuses et ferme protégeant la peau et facilitant la glisse du rasoir, ils sont demandeurs de produits anti-âge et anti-fatigue notamment pour le contour des yeux, d’astringents qui limitent les effets du sébum et diminuent le diamètre des pores.

3. Le vieillissement de la peau

RADICAUX LIBRES : ENNEMIS DE NOTRE PEAU

Les radicaux libres causent de nombreux dégâts sur les cellules cutanées, se traduisant par des modifications cliniques caractéristiques du vieillissement. Comment se forment-ils ? Comment agissent-ils ? Comment lutter contre eux pour protéger notre peau ?

Les radicaux libres, molécules ayant perdu un électron  donc instables et hyper réactives,  altèrent les molécules biologiques.

Ils se forment spontanément en présence d’oxygène et de radiations UV. Les principaux - ou espèces oxygénées réactives (ROS) - sont :

  • le radical superoxyde, O2.-,  issu de l’oxygène que nous absorbons pour brûler les aliments et  utilisé par les globules blancs pour éliminer bactéries et virus ;
  • le radical hydoxyle, OH.-, issu des molécules d’eau contenues dans notre corps ;
  • le peroxyde d’hydrogène H2O2 (l’eau oxygénée) qui en présence de fer donne le radical hydroxyle,
  • l’oxygène singulet, O2., forme activée de l’oxygène, produit par les UV.

Dans notre organisme, les ROS sont formées en permanence par les réactions biochimiques physiologiques, principalement par la mitochondrie, la centrale énergétique de la cellule. Mais elles proviennent également, et en grandes quantités, de facteurs externes comme les UV essentiellement, la fumée de cigarette, la pollution, etc. Pour contrôler la formation des ROS produites in vivo (nécessaires en petites quantités), la cellule dispose d’un système de défense  et de réparation intrinsèque : antioxydants cellulaires, enzymes, apoptose (mort programmée de la cellule),… Mais lorsqu’ils sont produits en trop grande quantité et ne peuvent être éliminés par la cellule « débordée » ils attaquent la membrane cellulaire, l’ADN, les protéines.

Quand il y a déséquilibre entre oxydants et antioxydants, on parle de stress oxydatif.

Radicaux libres et modifications moléculaires et cellulaires

Dans la peau, les UVA  sont absorbés par les chromophores, qui excités, vont fournir l’énergie nécessaire à la formation de ROS.

La membrane cellulaire constituée en grande partie de phospholipides contenant une grande quantité d’acides gras polyinsaturés dont les doubles liaisons lui confèrent sa fluidité,  est une cible de choix.  La peroxydation lipidique  altère sa fluidité  et sa capacité à communiquer avec les autres cellules.

Lorsque la membrane est altérée, les ROS peuvent attaquer le noyau donc l’ADN de la cellule. Elles induisent alors des mutations ou des erreurs de réplication de l’ADN et une diminution de ses capacités de réparation. Des modifications qui peuvent aller jusqu’à l’apparition de cancers. 

Dans le derme, les ROS agissent sur l’élastine, le collagène. Les fibres de collagène sont moins nombreuses, fragmentées et désorganisées.

Les défenses intrinsèques de l’organisme contre le stress oxydant

Il s’agit de substances  présentes en petites quantités à l’intérieur de la cellule : 

  • des enzymes comme la SOD (Super Oxyde Dismutase), les catalases, la glutathion peroxydase,
  • des antioxydants liposolubles : vitamine E, caroténoïdes qui empêchent la dégradation des lipides de la membrane cellulaire,
  • des antioxydants hydrosoluble : vitamine C, oestrogènes, acide urique, etc.


Le vieillissement dépend du déséquilibre entre la production de ROS, les défenses de l’organisme, les systèmes cellulaires chargés d’éliminer ou de réparer les composants cellulaires endommagés.

Signes cliniques de l’action des radicaux libres

L’action prolongée de ROS entraîne rides et ridules, sécheresse, peau plus épaisse,  moins élastique (jusqu’à l’élastose solaire) et  moins ferme. Elle peut conduire aussi à une photosensibilisation, à l’apparition de petits vaisseaux. Donner un teint terne et tous les inconvénients dus à une exposition aux UV : pigmentation irrégulière, lentigos actiniques, kératoses voire cancers cutanés.

Comment se défendre contre les ROS

L’apport d’antiradicalaires par voie topique associé à la protection solaire peut  agir sur tous les dommages dont les ROS sont responsables et donc ralentir le vieillissement.

4. Les problèmes de peau

 a. Les tâches et zones hyper-pigmentées

Les taches et les zones hyperpigmentées sont des désordres pigmentaires qui apparaissent sur les zones les plus exposées au soleil : le visage, les mains, le décolleté… Les taches brunes sont liées à une production en excès de mélanine, pigment responsable de la coloration de la peau, sous l’action des ultra-violets. 

Actifs purs conseillés : A70 Andrographolide, A71 Glabridine, A72 Arbutine

 b. Les boutons et autres imperfections

Le comédon ouvert, plus communément appelé point noir est une manifestation cutanée retrouvée majoritairement chez les peaux mixtes à grasses. Il est le résultat de l’obstruction du canal sébacé (ou follicule pilo-sébacé) par la couche cornée. Le canal sébacé est le conduit qui part du derme, pour arriver à la surface de la peau (pore) en traversant l’épiderme. Il loge le poil et est annexé à la glande sébacée sécrétrice de sébum.  

Lorsque ce canal est bouché, le sébum s’accumule dans le conduit et le point noir se forme. La couleur du comédon provient de l’oxydation des lipides présents dans le sébum au contact de l'air. Ils sont très souvent présents au niveau du nez et du menton. Parfois le comédon est dit fermé; c’est à dire que le sébum n’est pas au contact de l’air et reste donc blanc. Dans ce cas il n’y a pas un point noir mais un microkyste, petite boule blanc-beige visible par transparence.

Néanmoins, l’apparition des points noirs peut être limitée grâce à des produits adaptés.

Actif pur conseillé : A21 Acide Salicylique 70

Le bouton est le résultat d’un comédon (point noir) surinfecté par des bactéries naturellement présentes à la surface de la peau (Propionibacterium acnes) et dans le follicule pilo-sébacé. Cette infection déclenche une réaction inflammatoire à l’origine des boutons rouges, des pustules et autres papules. Lorsque le bouton est présent, il est impératif de ne pas tenter de le percer car il ne partira pas plus vite. Bien au contraire, l’infection risque de s’étendre.

Les boutons sont généralement présents aux endroits ou la sécrétion de sébum est la plus importante. C'est-à-dire au niveau de la zone T du visage (front, nez, menton), du dos ou encore du décolleté.

Néanmoins, l’apparition des boutons peut être limitée grâce à des produits adaptés.

Actif pur conseillé : A22 Acide Salicylique 300

 c. Le teint terne

La perte d’éclat du teint peut correspondre au teint cireux caractéristique des peaux grasses associées à des pores dilatés, ou être une des conséquences du vieillissement cutané dû à :

  • l’épaississement de la couche cornée par accumulation de cellules mortes qui diminue la transparence de l’épiderme
  • l’amincissement de l’épiderme
  • le ralentissement de l’activité et du renouvellement des kératinocytes
  • la densité mélanocytaire accrue et irrégulière.

Le teint terne peut aussi être la conséquence d’agressions extérieures comme la fumée de cigarette, la pollution ou le stress (lien entre la peau et son environnement).

Actif pur conseillé : A60 Acide Citrique - AHA

 d. Les cernes et les poches

La zone du contour de l’œil est la plus fragile du visage, la peau y est 5 fois plus fine. Cette zone est particulièrement délicate et fragile.

Les cernes apparaissent en cas de fatigue et sont principalement liés à un trouble de la pigmentation de la peau et à des capillaires fragilisés. En effet une diminution de la microcirculation sanguine se traduit par des capillaires sanguins plus foncés, plus marqués et plus visibles. Les parois vasculaires étant alors moins élastiques et moins étanches, du sang va passer des capillaires vers le milieu interstitiel. L’hémoglobine s’accumule alors dans la partie infra-orbitale et se dégrade par oxydation en biliverdine, bilirubine ou en fer, à l’origine de la coloration caractéristique des cernes.

Les poches sous les yeux sont quant à elles provoquées par des dérèglements des flux d’eau. Avec l'âge, les 15 000 battements de cils par jour finissent par affaiblir les fibres de soutien du contour de l’œil et la peau se relâche. Aussi, les vaisseaux sanguins et lymphatiques, qui nourrissent les cellules de cette zone, fonctionnent au ralenti. Les échanges entre les cellules se font mal. Cela induit une rétention d'eau, les paupières gonflent formant les poches.

Actifs purs conseillés : A08 Apigénine, A09 Ruscogénine

 e. La celluliteAdipocyte

La cellulite, également appelée peau d’orange, est caractérisée par une augmentation et un changement de structure du tissu adipeux (réserve lipidique) dans l’hypoderme (couche la plus profonde de la peau).

Le tissu adipeux est constitué de cellules appelées adipocytes. Ces cellules particulières, véritables réserves énergétiques, ont la capacité de stocker les graisses amenées par l’alimentation sous forme de triglycérides. Plus les adipocytes se chargent de lipides, plus ils grossissent en comprimant les vaisseaux sanguins et lymphatiques. Le drainage de l’eau et des toxines devient difficile et de petits amas graisseux peuvent apparaître. L’aspect de la peau en surface change pour devenir irrégulier d’où sa dénomination de « peau d’orange ».

Il existe 3 grands types de cellulite :

  • La cellulite adipeuse résultant d’un manque d’exercice physique doublé d’un excès de graisse apporté par l’alimentation. Elle est souvent corrélée à une surcharge pondérale et est non douloureuse au toucher.
  • La cellulite aqueuse est due à des problèmes de circulation sanguine (rétention d’eau, insuffisance veineuse…).
  • La cellulite fibreuse est profonde et généralement douloureuse au toucher. Elle est induite par le durcissement des fibres de collagène.


Hommes et femmes ne sont pas égaux vis-à-vis de la cellulite. Des études ont mis en évidence que près de neuf femmes sur dix sont touchées par ce problème à un moment donné de leur vie. Ce n'est seulement le cas que d'un homme sur cinquante. Ce constat est très loin d’être étonnant car les femmes sont prédisposées à stocker de l’énergie sous forme de graisse en vue d’une éventuelle grossesse (en moyenne 22% de masse graisseuse chez les femmes contre 12% chez les hommes).

Chez les femmes, les parties du corps les plus touchées par la cellulite sont les hanches, les cuisses, les fesses et le ventre. Pour les hommes, la cellulite se loge généralement sur le ventre et les bras.

Les causes de la cellulite sont d’origines multiples :

  • génétique : certaines personnes sont naturellement plus sujettes que d’autres.
  • alimentaire : régimes riches en lipides et/ou en sel...
  • circulatoire : insuffisance veineuse, varices, œdèmes favorisent la rétention d’eau et donc l’apparition de la cellulite.
  • mauvaise hygiène de vie : manque d’exercice physique, tabagisme, stress…
  • hormonal : prise d’un contraceptif, ménopause…
  • médicamenteuse : la prise de corticostéroïdes et/ou d’antihistaminiques peut également jouer sur l’aspect peau d’orange de la peau.

Le massage (dont le plus connu est probablement le palpé-roulé) est reconnu pour être le meilleur allié dans la lutte contre la cellulite. Associé à un actif efficace comme la caféine, le massage favorise  l’élimination des graisses tout en stimulant la circulation sanguine. 

Actif pur conseillé : A90 Caféine

5. Les maladies de peau

 a. L'atopie et la dermatite atopique

L’atopie est la prédisposition génétique à développer des allergies. Les atopiques ont la capacité de présenter des réactions inflammatoires vis-à-vis de nombreux constituants de leur environnement cutané, aérien ou digestif. Ces allergies peuvent se manifester par un asthme, un rhume des foins, une conjonctivite allergique ou une dermatite atopique, encore appelée eczéma atopique ou eczéma constitutionnel. On parle de terrain atopique. Ces différentes manifestations sont soit associées soit isolées des unes des autres. La dermatite atopique est souvent la première maladie à révéler ce terrain. Ces manifestations disparaissent spontanément dans l’enfance dans la majorité des cas, mais peuvent reprendre à l’adolescence ou à l’âge adulte sous une forme différente.

En Europe, la dermatite atopique touche près de 10 à 20% des enfants de moins de 10 ans avec un pic de fréquence entre 3 et 5 ans. La peau des atopiques est sèche, rugueuse, terne avec par endroits des zones rouges et fissurées, les plaques d’eczéma proprement dites. Cette sècheresse cutanée est due à une anomalie de la couche cornée qui manque de lipides, n’assurant ainsi plus aussi bien sa fonction barrière et laissant trop  pénétrer certains agents extérieurs (poussières, acariens, pollens, certains produits cosmétiques…). Les poussées de dermatite atopique doivent être traitées par applications de dermocorticoïdes en quantité suffisante pendant 1 semaine environ. En dehors des poussées, des applications au moins quotidiennes de crèmes émollientes (crèmes hydratantes et nourrissantes riches en lipides) doivent être réalisées. Les soins d’hygiène doivent être doux avec des produits sans savon pour ne pas trop dessécher la peau. Le bain doit être tiède et ne pas durer plus de 5 à 10 minutes.

 

 b. L'eczéma

En dehors de la dermatite atopique, il existe d’autres formes d’eczémas : eczéma de contact, eczéma nummulaire…

Les lésions typiques d’eczéma sont des plaques rouges souvent mal limitées, à contours flous. Au stade aigu, des vésicules (petites cloques d’eau) peuvent être visibles mais elles sèchent assez vite pour devenir ensuite des petites croutes sèches. Au stade tardif, les lésions d’eczéma peuvent être uniquement visibles sous la forme de zones où la peau parait épaissie, terne, grisâtre et rugueuse. On parle alors de lésions lichénifiées. Les plaques d’eczéma sont responsables de démangeaisons.

En cas de poussée aigue d’eczéma chez un sujet sans antécédent il faut évoquer un eczéma de contact et rechercher à l’interrogatoire un produit éventuellement responsable (lessive, teinture capillaire, produit cosmétique, objet contenant du nickel…). Les eczémas de contact se traitent par l’éviction de l’allergène et par applications de dermocorticoïdes.

 

c. L'acné

L’acné est une dermatose fréquente (affection de peau) caractérisée par l’apparition de différents types de boutons. Elle se manifeste le plus souvent à l’adolescence lorsque les sécrétions hormonales sont déséquilibrées. L’acné se développe sur les zones riches en glandes sébacées : le visage, le décolleté ou encore le dos.

Il peut y avoir principalement des comédons, points noirs et microkystes : on parle alors d’acné principalement rétentionnelle.

Au contraire, il peut y avoir surtout des lésions inflammatoires : nodules, papulo-pustules. Ce sont les classiques « gros boutons » d’acné. On parle alors d’acné papulo-pustuleuse ou inflammatoire.

Bien sur, l’association des 2 types de lésions est possible, et même fréquente, et l’on parle alors d’acné mixte. 

Les boutons ou autres comédons sont généralement la conséquence de 3 facteurs déterminants :

  • Sécrétion excessive de sébum dans le canal pilo-sébacé. Cette augmentation de production de sébum est sous la dépendance des hormones masculines chez l’homme et la femme.

  • Obstruction du canal pilo-sébacé par la couche cornée entrainant la formation de lésions rétentionnelles : comédons ouverts (points noirs) et comédons fermés (microkystes).
  • Développement de bactéries (Propionibacterium acnes) dans le canal pilo-sébacé à l’origine de lésions inflammatoires : papules (boutons rouges), pustules (boutons blancs), nodules.

 

d. Le psoriasis

Le psoriasis est une maladie inflammatoire chronique de la peau, non contagieuse qui touche plus de 3 millions de personnes en France. Les causes du psoriasis ne sont pas encore complètement élucidées mais une prédisposition génétique a été mise en évidence. Trente à 40% des personnes atteintes de psoriasis ont un parent (au sens large) psoriasique. Certains facteurs (alcool, stress, certains médicaments… ) favorisent le déclenchement d’un psoriasis ou les poussées lorsque la maladie est déjà déclarée. Le mécanisme principal de formation des plaques de psoriasis est un renouvellement trop rapide de l’épiderme, en moins d’une semaine au lieu de 3 normalement. Les kératinocytes s’accumulent entraînant une augmentation de l’épaisseur de l’épiderme et la formation de squames. Une inflammation est également présente, responsable de la couleur rouge des plaques. Le psoriasis se présente sous forme de plaques rouges aux contours nets, plus ou moins en relief et recouvertes de squames blanchâtres adhérentes plus ou moins épaisses. Les lésions siègent préférentiellement sur certaines zones dites « bastions » : cuir chevelu, coudes, genoux, région lombaire, ombilic. Les muqueuses, notamment génitales, peuvent être atteintes, les ongles aussi. Dans la moitié des cas environ, les plaques sont source de démangeaisons. Le psoriasis peut toucher les articulations, on parle alors de rhumatisme psoriasique. En fonction de l’étendue des lésions et de la présence ou non d’une atteinte articulaire associée, le traitement du psoriasis peut faire appel à des médicaments en application locale (dermocorticoïdes, dérivés de la vitamine D), à la photothérapie (cabine UV) ou à des traitements par voie systémique (comprimés ou injections).

 

 e. L'urticaire

L’urticaire est une inflammation cutanée très répandue. En effet, il semblerait que près de 25% de la population globale soit touchée par ce phénomène au moins une fois dans sa vie. L’urticaire se caractérise par l'apparition de plaques rouges (érythème) et de gonflements (œdème) accompagnés de démangeaisons plus ou moins intenses. Elle peut-être aigue ou chronique (plusieurs mois). Dans le cas des urticaires chroniques, une cause allergique est rarement retrouvée.  En dehors des piqûres d’orties et de quelques raretés, il n’existe pas d’urticaire de contact. Il n’est donc pas utile de rechercher un facteur local (application de crème ou autre) ayant déclenché les symptômes. Il s’agit d’une hypersensibilité immédiate survenant dans les minutes ou heures qui suivent la pénétration de l’allergène dans l’organisme par voie digestive (aliments, médicaments), respiratoire  ou intra veineuse (médicaments, produits de contraste iodés…). En présence de l’allergène, les mastocytes qui sont des cellules présentent dans la peau, libèrent de l’histamine et d’autres médiateurs de l’inflammation. Ces médiateurs rendent les vaisseaux du derme poreux, ce qui a pour conséquence la sortie de liquide contenu dans les capillaires vers le derme. Cela crée un œdème dermique à l’origine des plaques rouges et prurigineuses. Ces anomalies rentrent dans l’ordre en quelques heures en général, et la peau redevient parfaitement normale. L’épiderme étant parfaitement normal dans l’urticaire, il n’ya aucun soin cosmétique à préconiser en particulier dans cette affection. Le traitement fait appel aux médicaments anti-histaminiques.

 

   f. La rosacée

La rosacée est une affection cutanée (dermatose) chronique localisée principalement au visage. Elle est bénigne, non contagieuse mais peut être affichante et entrainée une gêne psycho-sociale. Elle évolue dans le temps par poussées. Le début de la maladie se situe généralement entre 25 et 30 ans, plus souvent chez la femme que chez l’homme. Différentes manifestations cutanées peuvent être observées sans qu’il y ait nécessairement une évolution chronologique d’une forme à l’autre. Il peut exister des flushes, bouffées vasomotrices paroxystiques (rougeurs du visage transitoire) qui se déclenchent après un écart important de température du froid au chaud, dans une pièce surchauffée, après ingestion d’alcool ou d’un plat épicé. Les rougeurs peuvent ensuite devenir permanentes notamment au niveau des joues, du menton et du front (forme érythémateuse) avec ou sans vaisseaux dilatés visibles (forme télangiectasique ou couperosique). On peut observer parfois, en particulier lors des poussées, des petits boutons rouges avec une petite tête blanche (forme papulo-pustuleuse). La rosacée a tendance à s’aggraver si on ne la traite pas, la prise en charge est bien spécifique et doit être gérée par le dermatologue. Le traitement repose sur des crèmes ou des comprimés. En dehors du traitement médicamenteux, les soins cosmétiques doivent être adaptés car la peau qui souffre de rosacée est très sensible et très réactive. Il faut éviter de frotter la peau, de la laver sous l’eau chaude de la douche. Des nettoyants doux sans rinçage, sans alcool et sans savon doivent être utilisés ainsi qu’un crème hydratante adaptée. Les facteurs favorisants doivent être au maximum éviter : consommation d’alcool, de piment, exposition à la chaleur, au soleil, utilisation de cosmétiques irritants…Attention, les crèmes à base de cortisone doivent être proscrites car si elles peuvent au début améliorer les symptômes d’une rosacée, elles ne font en fait que l’aggraver.

 

6. Peau et environnement

 a. Peau et pollution

La pollution de l’air ou pollution atmosphérique a un effet direct sur la santé et plus particulièrement sur les poumons. Elle est aussi très nocive pour la peau et engendrerait vieillissement cutané, déshydratation de la peau, développement de l’acné, dégradation du matériel cellulaire…

Les différents agents polluant à l’origine des agressions sur la peau :

  • L’ozone et les oxydes d’azote entrainent des inflammations : la peau est alors irritée et réactive.
  • Le monoxyde de carbone est responsable d’hypoxie tissulaire (carence en apport d’oxygène aux tissus) : le métabolisme de la peau est ralenti (teint terne, vieillissement prématuré, sécheresse...).
  • Le dioxyde de soufre déclenche des altérations du film hydrolipidique : la peau est alors irritée et sensible.
  • Les particules en suspension peuvent provoquer des irritations et des allergies.

Les conséquences sur la peau sont donc multiples : elle se déshydrate, elle s’encrasse, elle devient irritable et le teint devient terne. Mais chaque peau est unique et ne réagira pas de la même façon aux agents polluants, à l’absorption cutanée en fonction de sa capacité d'absorption et aux conditions extérieures (température, taux d’humidité).

Les polluants atmosphériques génèrent également des radicaux libres en partie responsables du vieillissement cutané. Des études scientifiques ont également mis en évidence les effets négatifs de la pollution sur le taux d'hydratation et sur la desquamation excessive. La peau perdrait souplesse et éclat.

Soins Biomimétiques conseillés : B37 Soin éclat du teint, B38 Soin ultra hydratant ou B39 Soin régénérant redensifiant (si la peau présente déjà des rides).

 b. Peau et soleil

Le soleil est un élément indispensable à notre organisme et à la santé de la peau. Il a des effets bénéfiques pour la peau : il active la synthèse de vitamine D (indispensable à la densité osseuse) et la synthèse de mélanine (pigment responsable de la coloration de la peau) et la réduction de certaines dermatoses.

Mais en cas de longue exposition ou de soleil extrême ou quand l'ensoleillement est très fort, il s’avère être aussi un danger pour notre organisme de par ses rayons ultraviolets (UV) qui pénètrent dans la peau. Il est notamment responsable :

  • de coups de soleil, d’irritations et de démangeaisons
  • du vieillissement cutané provoquant dérèglement de la pigmentation et apparition de rides
  • dans certains cas extrêmes, de mélanomes (cancers de la peau développés aux dépends des mélanocytes) ou de carcinomes cutanés

Les dommages provoqués par le soleil dépendent de la nature de peau, de la durée et du lieu d’exposition. Le rayonnement solaire atteignant la surface de la terre est composé de deux types de rayons ultraviolets, les UVA qui pénètrent en profondeur dans la peau et qui altèrent la régénération cellulaire et les fibres de collagène ; et les UVB, qui pénètrent dans l'épiderme jusqu'à la membrane basale, principalement responsables des coups de soleil, des taches et à terme des mélanomes.

Au sein de la peau, les UV sont responsables du vieillissement cutané, notamment les UVA, qui induisent la formation de radicaux libres et qui dégradent les fibres de collagène et d’élastine. Ils  provoquent aussi des mutations de l’ADN des cellules cutanées qui peuvent alors se transformer en cellules cancéreuses : mélanome dans le cas d’une cellule pigmentaire ou carcinome dans le cas d’une cellule épidermique.

Le vieillissement de la peau est en partie dû aux effets nocifs des radicaux libres générés dans la peau par les rayons ultra-violets. Afin de protéger la peau du vieillissement prématuré, il est conseillé de la préparer à l'exposition solaire puis de la protéger pendant toute la durée de l’ensoleillement.

Actifs purs conseillés : A80 Ectoïne, A83 Tyrosine

Soins Biomimétiques conseillés : B22 Emulsion légère hydratante SPF 10 ou B24 crème fondante hydratante SPF 10 (en cas d’exposition solaire : appliquer un produit solaire avec un indice de protection plus élevé : SPF 30 à 50)

 c. Peau et climat froid

En période de climat froid, la peau joue un rôle essentiel par sa fonction barrière et sa fonction de thermorégulation. Cependant, avec le froid, la peau subit de multiples agressions qui induisent sécheresse et rougeurs. La peau est alors plus sèche, plus abimée et plus sensible. Le froid agit ainsi de deux façons sur notre peau :

  • il ralentit la circulation sanguine au sein de la peau
  • il diminue son film hydrolipidique protecteur

Quelles sont les conséquences pour notre peau ?

La peau devient sèche et rugueuse, avec des phénomènes de gerçures et d’irritation. La peau se déshydrate, principalement au niveau du visage, des lèvres et des extrémités. Ce phénomène est d’autant plus prononcé pour les personnes souffrant d’eczéma ou de psoriasis, pour les femmes ménopausées et pour les bébés. La cause de ce dessèchement vient du fait que le froid favorise l’accumulation de cellules sèches en inhibant la dégradation de cellules mortes.

Parfois en cas de très mauvaise circulation sanguine, des engelures, gelures, ou plus grave des nécroses cutanées peuvent apparaître.

Pour traiter cette sècheresse cutanée, il est nécessaire d’hydrater et de nourrir sa peau et d’utiliser des soins réparateurs pour les zones les plus touchées.

Actifs purs conseillés : A30 Vitamine PP, A32 D-Panthénol, A33 Urée

Soins Biomimétiques conseillés : B25 Crème onctueuse nourrissante, B26 Baume ultra-riche nourrissantB38 Soin ultra-hydratant, B43 Soin des lèvres, B62 Soin réparateur mains, B63 Soin réparateur pieds

7. Peau et mode de vie

 a. Je fume

Nocif pour la santé, le tabac l’est tout autant pour la peau. La consommation de tabac entraine :

  • un vieillissement prématuré de la peau : les traits et les rides sont plus prononcés
  • le teint est jauni sur les doigts
  • la peau présente un aspect atrophique et grisé
  • la peau est plus fine et souvent plus sensible

Le tabac joue aussi un rôle dans le développement de dermatoses chroniques : psoriasis, eczémas,  ulcères chroniques… et dans le ralentissement de la cicatrisation des plaies. Enfin le tabac a des effets néfastes sur les cheveux, les ongles (pigmentation), la muqueuse buccale (lésions) et les dents (pigmentation brunâtre des gencives).

Tabac et vieillissement

C’est au niveau du derme que les modifications induites par le tabac sont les plus importantes :

  • altération des fibres d’élastine et de collagène
  • augmentation du taux de radicaux libres dans la peau entrainant une destruction des structures cellulaires
  • dégradation de l’oxygénation et de la vascularisation de la peau

Conséquences visibles : les rides d’expression se creusent et de fines ridules apparaissent autour de la bouche et sur les joues. La peau est plus fine, le teint plus terne.

Nous vous conseillons bien sûr de réduire au maximum votre consommation de cigarettes, vous pouvez également utiliser quotidiennement :

Actif pur conseillé: A62 Acide Ellagique

Soins Biomimétiques conseillés : B37 Soin éclat du teint, B38 Soin ultra hydratant ou B39 Soin régénérant redensifiant (si la peau présente déjà des rides)

 b. Je fais un régime

L’aspect de la peau, sa texture et son fonctionnement sont étroitement liés à son état nutritionnel. En effet, l’alimentation joue un rôle prépondérant pour la peau en lui fournissant des apports nécessaires en oligo-éléments, acide gras, vitamines… Une mauvaise alimentation ou un changement alimentaire peuvent ainsi modifier le teint, assécher la peau, accélérer son vieillissement ou encore favoriser la cellulite et l’acné.

La consommation d’acides gras par exemple est indispensable pour notre peau car ils permettraient de maintenir :

  • la cohésion du stratum corneum
  • l’élasticité et la souplesse de la peau pour que le taux d’hydratation reste optimal

Certaines études concluent sur le rôle clé de l'alimentation pour limiter le vieillissement cutané.

Les personnes ayant un régime alimentaire à base de légumes et de fruits et modérant leur consommation de viandes rouges et de sucres rapides présenteraient un vieillissement moins important. De plus la consommation d’aliments antioxydants (polyphénols dans les fruits par exemple) ou d’aliments jouant un rôle de "filtre solaire" (comme les caroténoïdes de la carotte, du melon ou des abricots) apporteraient une photoprotection interne et ralentiraient ainsi le photovieillissement cellulaire.

Enfin, une mauvaise alimentation serait en partie responsable de la formation de certaines cellulites. La cellulite consiste en une accumulation de graisses dans les cellules adipeuses, associée à une rétention de liquides dans les tissus provoquant une déformation des fibres de collagène.

Suggestions pour la peau fragilisée par une alimentation déséquilibrée :

Actifs purs conseillés : A90 Caféine, A30 Vitamine PPA01 Q10

Soins Biomimétiques conseillés : B37 Soin éclat du teint, B38 Soin ultra-hydratant

 c. Je suis stressé(e)/fatigué(e)

La peau et le système nerveux central proviennent du même tissu cellulaire, l’ectoderme, l’une des trois couches primitives qui forment l’embryon. Il n’est donc pas étonnant que la peau soit étroitement liée au système nerveux. Angoisse, stress, contrariété ou fatigue vont donc avoir des répercussions sur la peau.

La peau, tout comme l’ensemble de l’organisme, réagit intensément au stress : elle devient le siège de réactions inflammatoires (eczéma, rougeurs…) et le teint se modifie. Les cellules de la peau sont particulièrement sensibles au stress car elles possèdent, pour la plupart d’entre elles, des récepteurs répondant aux hormones dites « du stress ». Ces hormones, alors libérées, entrainent une vasoconstriction des vaisseaux : le tissu cutané est alors moins bien nourri, le visage change de couleur et devient plus pale. D’autres signes apparaissent par la suite : les poils se dressent et les glandes sudoripares se mettent à produire de la sueur, notamment au niveau du front, des paumes des mains et des aisselles.

La fatigue agit aussi sur l’aspect de la peau : des cernes et des rougeurs apparaissent, la peau devient plus rugueuse et perd de son éclat et de sa fraicheur.

Suggestions pour la peau stressée et fatiguée :

Actif pur conseillé : A63 Magnésium

Soin Biomimétique conseillé : B37 Soin éclat du teint

 d. Je prends des médicaments

Certains médicaments peuvent provoquer des effets secondaires ou des allergies qui ont des répercussions sur l’organisme. C’est le cas de la pilule contraceptive ou de certains traitements pour l’acné sévère. Au niveau de la peau, cela peut par exemple se traduire par :

  • une hypersensibilité cutanée : rougeurs, irritations, démangeaisons ou picotements
  • une sècheresse cutanée : tiraillements, squames ou petits boutons rouges

Dans ces cas, il est nécessaire de bien hydrater la peau, de l'apaiser et de la nourrir avec des soins adaptés :

Actifs purs conseillés : A30 Vitamine PP, A32 D-Panthénol, A33 Urée, A40 Avoine, A41 Bisabolol, A43 Enoxolone 280A46 Enoxolone 930

Soins Biomimétiques conseillés: B26 Baume ultra-riche nourrissant, B53 Baume ultra-riche nourrissant corps

 

Ces répercussions sur l’organisme peuvent aussi se traduire par une augmentation de la production de sébum : acné, boutons ou points noirs. Dans ce cas, les soins suivants sont conseillés

Actifs purs conseillés : A20 Zinc GluconateA21 Acide Salicylique 70, A22 Acide Salicylique 300

Les mécanismes mis en jeu sont souvent mal connus mais il est important de comprendre la différence entre effets secondaires et allergies. Les effets secondaires sont assez courants, ils ne dépendent pas du système immunitaire et sont liés au médicament lui même. Certains sont constant, lié au mécanisme d’action du médicament ; d’autres n’apparaissent que chez certains sujets.. Les allergies médicamenteuses sont quant à elles beaucoup moins fréquentes. Elles dépendent de la réponse immunitaire de l'organisme et non du dosage du médicament. Ressentir un effet secondaire ne signifie donc pas que nous sommes allergiques au médicament.